Benoîte Cottivet.

21/07/2022
Elie Périgot-Fouquier - La Mère Cottivet
Elie Périgot-Fouquier - La Mère Cottivet

La genèse.

Bonjour, mes belins belines.

Benoîte Cottivet dite « La mère Cottivet », personnage créé par Élie Périgot-Fouquier (1891-1971, source Wikipédia), incarnait l'humour et la satire en « parler Lyonnais ». Benoîte, en bonne concierge des pentes de la Croix-Rousse, ce quartier Canut de Lyon, critiquait ouvertement et sans vergogne les us et coutumes des hommes politiques ainsi que les faits d'actualité en général.

La carrière.

De 1923 à 1971 (date du décès de son créateur, source Wikipédia), elle sévit d'abord dans le journal satirique « Guignol » en développant ses chroniques assassines ! Puis sont venus les sketchs radiophoniques sur « Radio Lyon » entre 1927 et 1971 (source Wikipédia).

Le parler lyonnais.

En pipelette consommée, elle tailladait à grands coups de langue perfide, néanmoins justes, les hommes politiques et leurs travers. Elle commençait toujours ses railleries par une entrée en matière bien lyonnaise et je cite : « En descendant montez donc, vous verrez le petit comme il est grand », comme le personnage était censé loger au cent moins un (le 99) de la Montée de la Grande Côte, et de ce fait, carrément en bas de la pente. 

Pour terminer sa causerie empreinte de cynisme, mais très réaliste, d'une lucidité claire comme du Beaujolais, elle prenait congé de cette façon, et là je cite encore : « À mercredi que vin mes belins belines ». 

Je parle d'elle, car, son créateur tenait au personnage, cela se respecte. Pour ses textes, il utilisait avec brio les expressions des Canuts (les anciens tisseurs de soie Lyonnais), et de Guignol (eh oui, il est Lyonnais !), dont le théâtre créa même la marionnette de ladite Benoîte. 

Tout au long de mes propres chroniques, vous aurez un aperçu de ce parler. Je promets de noter les traductions pour les non-natifs et, n'allez pas croire que nos jeunes n'utilisent plus ce langage, au contraire, ils se le sont approprié et l'aménagent à leur sauce : un bond dans le temps qui rend cette concierge et la langue lyonnaise intemporelles, mais ça, c'est une autre histoire.

La suite un prochain jour que vin mes belins belines. © PPB.

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